lost

I'm lost but I'm not stranded yet

Samedi 21 novembre 2009 à 23:26

Voir cet article sur Le Monde.fr

J'aurais presque envie de demander qu'on noie ces abrutis dans leur propre pisse et que les survivants soient forcés à creuser une grande fosse pour faire disparaitre les derniers restes de ces sous-êtres, mais non seulement je serais un peu trop gentil, mais en plus, ça ne serait qu'une pichenette dans cette immense fourmilière remplie de crétins.

Et puis on risquerait de m'accuser d'être désagréable.

Sur ce je vais me coucher, j'espère mourir pendant mon sommeil. Ou quoi que ce soit qui m'évite ce genre de prise de conscience.

Vendredi 20 novembre 2009 à 3:27

Selon le Wikipedia anglais : "Depressive realism is the proposition that people with depression have a more accurate view of reality, specifically that they are less affected by the positive illusions of illusory superiority, the illusion of control and optimism bias."
 
Ayant fait quelque recherches par la suite, je me suis rendu compte que ce phénomène était le sujet d'un certain nombre d'études qui avaient pour but d'en mesurer l'ampleur en fonction de différents facteurs tels que la gravité du syndrome dépressif, sa durée, etc... Ceci venant donc accréditer l'idée de l'existence d'un tel état.

Il n'est donc pas étonnant, au regard de cette idée, que les personnes ouvertement positives (pour ne pas dire les acharnés quotidiens de la joie de vivre) semblent moins réaliser un certain nombre de faits, puisqu'ils ne les perçoivent pas de façon optimale. Peut-on en conclure alors que c'est l'esprit qui par un certain nombre de mécanismes tend à maintenir l'individu dans un état le plus positif possible, pour son propre bien? Apparemment, oui si on s'intéresse à l'idée de Système Immunitaire Psychologique :

"The "psychological immune system" is a shorthand term used to encompass a number of biases and cognitive mechanisms that protect the subject from experiencing extreme negative emotions. They achieve this by ignoring, transforming or constructing information, making the existing state of affairs more bearable while decreasing the appeal of the alternatives. They operate largely or entirely outside conscious awareness. Psychologists Daniel Gilbert and Timothy D. Wilson coined the term, using the biological immune system as a metaphor for these processes."

Evidemment, ce processus est très majoritairement inconscient tout comme celui qui fait que nos lymphocytes se débarrassent des cellules dangereuses pour notre organisme est imperceptible ou presque du point de vue de la personne infectée. Nul n'est donc censé se rendre compte que son esprit lui fait interpréter les informations de façon erronée ou détournée pour protéger son moral, donc son mental.

Cette situation rend, pour le sujet qui vit ledit Depressive Realism, la discussion avec une personne dont le point de vue est biaisé (voir l'article sur les biais cognitifs, si ça vous intéresse) extrêmement pénible et vaine. En effet, comment converser avec quelqu'un qui est incapable de percevoir la réalité (ou une partie de celle-ci) de façon précise et qui ne pourra même pas saisir une partie des concepts que vous pouvez énoncer, puisqu'ils lui sembleront relever d'une logique qu'il ne peut tout simplement pas concevoir? Il ne pourra apporter que des réponses qui seront forcément ineptes, puisque ne pouvant s'appliquer qu'à des personnes dans sa situation. Allez expliquer que "la vie est belle" est un argument invalide à quelqu'un qui en est intimement persuadé, quand bien même on lui aurait fait regarder le 20h il y a moins de dix minutes...

http://lost.cowblog.fr/images/fowidatl.jpg

La question serait évidemment de savoir pourquoi, chez certaines personnes, l'esprit ne procède plus à cette correction de la perception et laisse la personne se plonger dans la dépression? Est-ce une forme de suicide mental? Un dysfonctionnement métabolique qui influe sur le psychisme? Un gène défaillant? Je n'ai pas trouvé de réponse.

Toujours est-il que ce n'est pas la lecture de cet article qui fera changer d'avis les optimistes acharnés qui me commentent ici. Mais ça les fera peut-être réfléchir un peu, ce qui n'est pas si mal. Peut être que ça m'évitera de me pendre en face d'eux juste pour leur montrer quelque chose de moche, une fois dans leur vie.

Dimanche 15 novembre 2009 à 7:58

Vous ais-je déjà dit que rien n'a de sens?
 
http://lost.cowblog.fr/images/35r328z6.jpgAlmost by ~kelc
  

La plus grande partie de notre existence consiste à donner un sens a des actions qui s'inscrivent dans une continuité qui n'a d'autre but que d'assurer la pérennité  d'un schéma absurde... Nous accomplissons chaque jour des actes qui mis bout à bout permettent d'arriver à des résultats. Et c'est ce qu'on appellerait un but, en général. Mais si on ne considère que la fin et non les moyens, alors ceux-ci cessent d'avoir une signification. Imaginez que vous posez des briques, pour construire un mur au milieu du désert. Certes, vous construisez quelque chose, une structure donnée, tangible. Mais pour quoi faire?

Chaque acte s'inscrit dans un ensemble qui les comprend. Chacun de ces ensembles fait lui même partie d'un regroupement. Plus on remonte ainsi et plus la petite action accomplie, qui n'a presque pas de sous-division, perd de son sa raison d'être. A quoi bon l'effectuer si c'est pour en arriver à un résultat absurde et dénué de sens?

Prendre du recul, c'est aussi se rendre compte que tout ce qu'on a accompli est aussi utile qu'un mur au milieu du désert.

 
(que ceux qui ne voient pas le rapport avec l'image aillent se faire foutre, ça fera de la place sur ce blog)

Samedi 7 novembre 2009 à 4:04

Comment retrouver l'envie de dormir quand on est traumatisé par ses propres cauchemars?


http://lost.cowblog.fr/images/pm8hduli.jpg

Je n'ai pas perdu mes rêves, ce sont eux qui essaient de me perdre. La réalité extérieure est laide, monotone mais brutale de par son ordinaire abomination. Ma réalité intérieure est insidieuse, agréable au première abord puis atroce à la réflexion. Je me réveille, contemplant le tableau disgracieux de mon imagination tordue. Il me renvoie à ce que je suis et ne m'épargne rien. On a beau vouloir s'échapper, on se rattrape toujours tôt ou tard, même s'il faut que ce soit dans son propre sommeil.

Je n'ai pas d'amour pour ce que je suis. Je hais ce que je fus. L'oubli paraitrait simple mais il m'est impossible. Je me retrouve dans des personnes qui me répugnent, trop de mes traits sont communs au reste du monde. Et je n'ai pas de joie à voir multipliée cette image qui me désole.

La nuit porte conseil, parait-il. Elle ne m'inspire que dégoût, regrets et désillusions. Pas grand chose de positif. S'il faut choisir entre la fatigue et le repos; le mal être physique et le mal être mental.. Je préfère encore la fatigue.

Est-ce que mes rêves me rendront fous ou est-ce ma folie qui ressort dans ceux-ci?

Plus j'arpente les méandres de ma psyché et plus je vois le monstre qui s'y terre. Des salles entières sont détruites dans cet assemblage improbable. Qu'il doit être doux de s'oublier, ne serais-ce qu'un instant.

Débranchez-moi.

Vendredi 6 novembre 2009 à 3:34

Parfois je me dis que ma haine profonde d'un certain nombre de choses est en fait une forme de gentillesse comparativement à la violence insidieuse que peut avoir l'hypocrisie. J'en viendrais presque à conclure que pour vraiment détester il faut encore apprendre à faire semblant d'aimer.

C'est tout pour aujourd'hui.

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